Vous êtes poursuivi(e)
Se défendre d'une accusation de non-représentation
Être convoqué(e) ne signifie pas que l'infraction est constituée. Le texte exige un refus indu : l'existence d'un motif légitime la fait disparaître.
Le motif légitime
Sont classiquement discutés la maladie de l'enfant justifiée par un certificat médical, la force majeure, l'impossibilité matérielle avérée ou un danger objectivé. Sur ce dernier point, la prudence s'impose : une inquiétude non étayée ne constitue pas un motif légitime. Lorsque les craintes sont sérieuses, la voie régulière consiste à saisir sans délai le juge aux affaires familiales — non à décider seul(e) de ne pas remettre l'enfant.
L'erreur sur le calendrier
Les décisions renvoient souvent aux « vacances scolaires de la zone » ou à un système de semaines paires et impaires. À La Réunion, le calendrier scolaire diffère de celui de la métropole : les décalages de zone sont une source récurrente de malentendus. L'absence d'intention, lorsqu'elle repose sur une interprétation raisonnable de la décision, est un moyen de défense sérieux, à appuyer sur les échanges écrits et le calendrier officiel.
Le refus de l'enfant
Le refus exprimé par l'enfant est fréquemment invoqué. La jurisprudence considère qu'il ne suffit pas, à lui seul, à caractériser un motif légitime : le parent chez qui l'enfant réside doit exercer son autorité pour faire respecter la décision. L'âge du mineur, son discernement et le contexte sont toutefois pris en compte, notamment lorsque des éléments de danger sont documentés, par exemple dans un contexte de violences conjugales.
L'audience
Selon le lieu des faits, l'affaire relève du tribunal judiciaire de Saint-Pierre ou de celui de Saint-Denis, la cour d'appel de Saint-Denis connaissant des recours. Elle peut aussi donner lieu à une alternative aux poursuites, à une composition pénale ou à une convocation devant le tribunal correctionnel. La préparation — pièces, chronologie, position sur les intérêts civils — est décisive, comme pour toute procédure suivie en défense pénale à La Réunion.
Ne modifiez jamais unilatéralement un calendrier de visite. Faites-le acter par écrit, ou saisissez le juge aux affaires familiales.